• L'opération «Oiseau bleu», Force K, quand la France arme l'ALN

    L'opération «Oiseau bleu», Force K, quand la france arme l'ALN

    L'opération Oiseau bleu, tout commence par une mirifique « gamberge » du cabinet Soustelle. Cette Kabylie que Krim Belkacem a organisée depuis longtemps commence à bouger. Amirouche livre dans la vallée de la Soummam des combats meurtriers. La haute Kabylie va suivre. Il faut l'en empêcher. On a bien essayé de soutenir les chefs M.N.A., mais Bellounis a «ramassé une raclée» des hommes de Krim. Il tente dans le Sud une «reconversion». Alors pourquoi ne pas monter en Grande Kabylie un contre-maquis en utilisant des hommes sûrs, des super-harkis clandestins, qui lutteraient contre Krim en employant les mêmes armes? Aux membres de cette armée secrète on donnerait d'abord des mousquetons, puis des armes plus efficaces. Ces commandos clandestins se déplaceraient dans des zones soigneusement évitées par l'armée française et eux, des enfants du pays, sauraient bien débusquer ces maquisards que les unités classiques ne parviennent jamais à accrocher.
    Le Gouvernement général fait appel au service action du S.D.C.E. pour mettre le projet sur pied.

    Sur place, en Kabylie, on envoie Hachiche Tahar, un intelligent Kabyle, ami d'un commissaire principal parisien de la D.S.T. qui connaît fort bien Soustelle. Hachiche est chargé de monter l'opération sur le terrain: mettre sur pied un mouvement clandestin qui touchera tous les villages.
    L'homme se rend à Azazga dont il est originaire. Il va prendre tous ses repas chez Zaïded, un petit restaurateur, ancien responsable M.T.L.D. jusqu'en 1950, date à laquelle il a quitté le parti. Zaïded a huit enfants et s'occupe exclusivement de son commerce. Il est aux petits soins pour ce client régulier qui semble devenir une bonne pratique. Hachiche mange bien, boit bien. Le bon client. On bavarde. Et, bien sûr, on parle de la révolution.
    « Ici, c'est Krim qui tient le maquis? interroge Hachiche.
    - C'est ce qu'on dit, répond prudemment Zaïded.
    - C'est un assassin de femmes et d'enfants, ce Krim !
    - Eh, oui ! C'est lamentable tout ça.
    - Toi, tu es contre ces bandits ?
    - Bien sûr. Le peuple souffre.
    - Et ce sont eux qui sont contre le peuple. Moi aussi — tu sais je suis d'ici, je suis parti il y a longtemps — je voudrais que mon peuple soit heureux. Si tu veux, on pourrait faire quelque chose... Lutter contre eux. Mais pas comme les harkis et les G.M.P.R. '. Efficacement.

    Zaïded regarde à droite et à gauche. Personne ne s'occupe de leur conversation.
    «Tu es fou, répète-t-il, laisse donc ça à l'armée. Il y en a partout de l'armée, avec des armes, des chars, de l'argent qu'on n'a pas.
    - Mais l'armée, elle ne connaît notre Kabylie ni comme toi ni comme moi. L'armée, il lui faudra un hasard pour qu'elle tombe sur quelqu'un.
    - Et tu as mieux ?
    - Bien mieux. Je t'expliquerai. »
    II poursuivra sa conversation dans quelques jours lorsqu'il reviendra à Azazga. A Alger, il fait un rapport optimiste à ses chefs.
    Zaïded croit lui aussi avoir ferré une bonne prise! Car le restaurateur n'est pas le bon papa tranquille du couscous qu'il veut bien paraître. Depuis le 1er novembre 1954, il est en contact avec Krim, qu'il connaît depuis 1947. Il a même demandé à gagner le maquis, mais le chef kabyle lui a conseillé de rester en ville. Son restaurant sera une source de renseignements importants et éventuellement d'aide au F.L.N. Après sa conversation avec Hachiche, Zaïded prend contact avec Yazourène Mohamed, chef de la zone F.L.N. pour Azazga. «Il faut que tu mettes Krim au courant...» Et il lui raconte l'histoire. La réponse de Krim est formelle : «Marche dans son jeu. Essaye d'en savoir plus»
    Hachiche revient. Hachiche révèle son plan, sous le sceau du secret. Il aurait la possibilité de trouver des armes et de l'argent pour lutter contre ces «bandits». Et toi, tu pourrais trouver des hommes décidés ? »
    Et il lâche le morceau. Il s'agirait de recruter quelques dizaines d'hommes qui, continuant en apparence leurs activités, constitueraient une armée secrète n'agissant que le soir, tout comme les rebelles. Les résultats ne se feraient pas attendre!
    « Crois-tu pouvoir réunir des hommes de confiance ?
    - Bien sûr, répond Zaïded. Ici, je connais tout le monde.
    Le soir même, Krim est au courant de la proposition de Hachiche. Avec Mohammedi Saïd, il étudie le problème. Depuis que Ouamrane a pris la direction de l'Algérois, Krim a fait de Mohammedi Saïd son second. C'est Sadek qui lui a présenté Mohammedi.

    Lorsque Zaïded transmet lés propositions du Gouvernement général via Hachiche, Mohammedi Saïd émet un avis défavorable : « C'est dangereux. Je ne crois pas à ces histoires. » Mais Krim est très excité par le récit de Zaïded qui croit à la proposition. « Hachiche est décidé, explique Zaïded. Il a des garanties officielles. Il est en contact direct avec Ousmer. » Et Krim connaît Ousmer. Un des caïds kabyles. Celui-là il faudra un jour l'amener à aider le Front.

    «Alors il faut y aller à fond, décide Krim. Qu'est-ce qu'on risque? Acceptons et jouons le jeu! Il faut que nous fournissions nous-mêmes aux Français les hommes sûrs dont ils ont besoin.»

    Les troupes du leader kabyle sont de trois sortes. D'abord, les maquisards qui sont dans la clandestinité complète. Ensuite, les moussbilin, des sympathisants sûrs qui restent dans les villes et les villages, vaquant à leurs occupations mais qui fournissent refuges, caches et vivres aux maquisards et s'occupent des collectes de fonds. Enfin, les agents de liaison qui font la navette entre les différents maquis, les villes et les villages. Des hommes fiers et subtils, particulièrement sûrs et qui savent raconter des histoires qui «tiennent debout» en cas de contrôles militaires et policiers. Des hommes aux nerfs d'acier. C'est parmi eux que Krim va sélectionner les «troupes» de Hachiche.
    Quinze homme sont sélectionnés. Zaïded donne leurs noms à Hachiche, qui veut tout connaître d'eux : leur situation et même les numéros de leurs cartes d'identité.
    «Il faut que je remette tout cela à l'état-major secret d'Alger, confie Hachiche à Zaïded. L'inspecteur Ousmer ainsi que des civils et des militaires du cabinet Soustelle en font partie.»
    L'affaire « Oiseau bleu » est lancée. Il faut attendre. Les quinze hommes ont été prévenus du double jeu qu'ils vont mener. La moindre erreur leur serait fatale. Il faudra jouer serré. Hachiche les voit personnellement à son retour d'Alger. Il est satisfait du travail de Zaïded.

    « C'est toi qui sur place es chargé de l'affaire sous mon contrôle, annonce-t-il à Zaïded. C'est le départ d'un véritable mouvement clandestin que nous lançons. Je dois te dire que le grand état-major à Paris n'est pas au courant. A nous deux on peut réussir une affaire énorme !
    - Je t'ai déjà fourni quinze hommes, répond Zaïded, mais les moyens ?
    - Ils arrivent. Ne t'impatiente pas, ils arrivent. Et tu auras une bonne surprise. »
    La bonne surprise arrive le surlendemain. Zaïded reçoit à son restaurant la première livraison. Le transport ne se fait pas à bord d'un camion militaire qui serait trop voyant aux regards de la population et d'éventuels guetteurs du F.L.N. mais par une camionette qui distribuent l'Écho d'Alger! Zaïded reçoit des garants, des mousquetons, des mitraillettes. De quoi équiper de pied en cap une trentaine d'hommes. Les armes sont neuves. Dans leur emballage d'origine. Avec de la graisse en pagaille sur les culasses et le long des canons. Un gros paquet est Joint aux caisses. Deux millions en billets de 5 000! Zaïded distribue les armes, les munitions, l'argent, aux hommes du F.L.N. Hachiche ravi, ses chefs, dit-il, il faut continuer le recrutement.

    Les pseudo-membres de l'armée secrète doivent monter des opérations de nuit contre les fellaghas de Krim car il faut bien fournir quelques résultats! Alors on monte des embuscades bidons en accord avec le chef kabyle. On échange des coups de feu soigneusement tirés en l'air pour que le bruit des accrochages parvienne aux oreilles des sentinelles des postes militaires de la région. Les hommes de Hachiche brûlent beaucoup de cartouches. Il s'en tire en réalité beaucoup moins. La différence passe directemeez à Krim. Lorsque se développe le mouvement, des armes de guerre sont données aux maquis, en attendant que toute l'armée secrète, la force K comme on l'appelle maintenant à Alger, regagne en bloc les rangs de l'A.L.N. Mais de temps en temps, il faut laisser quelques morts sur le terrain pour «faire vrai» ; les rebelles emportent toujours leurs blessés. Ce sont les prisonniers M.N.A. des «troupes» de Bellounis qui vont faire les frais de la mise en scène «réaliste». On a abandonné ainsi quelques cadavres de M.N.A. fraîchement tués. Des hommes originaires de régions éloignées pour qu'aucun villageois kabyle ne puisse les reconnaître lorsqu'on expose leurs cadavres sur la place du village. Car maintenant l'opération « force K-Oiseau bleu » est grandiose. Plus de six cents hommes sont armés, équipés. C'est le succès en Kabylie. Au Gouvernement général évoque même le «dernier quart d'heure». En effet, Krim, qui s'occupe de plus en plus d'Alger, a suspendu toute opération dans sa zone. Chez Amirouche, en basse Kabylie, on se bat, dans l'Aurès, on se bat, dans l'Algérois, on se bat. En Grande Kabylie rien. A part quelques poteaux sciés et quelques «traîtres» abattus. L'opération armée secrète marche à fond. Cela marche tellement bien qu'un certain sentiment de suspicion saisit les compagnons de Krim Belkacem.

    Abane et Ouamrane trouvent cela bizarre. Krim a beau raconter son histoire avec preuves à l'appui, cela semble curieux. Car l'armée française ne fait aucun ratissage dans les zones et les villages « contrôlés » par l'armée secrète. Si d'aventure une patrouille passe par un de ces secteurs, les hommes de Zaïded ont des papiers accompagnés d'un numéro secret à fournir au commandant de  l'opération. Et très vite l'opération est interrompue pour « ne pas entraver la marche et le travail de l'organisation clandestine » A Azazga, Port-Gueydon, Tizi et une partie de la région de Michelet sont tenus par les 1 500 hommes de l'armée secrète. Car ils sont maintenant 1 500, armés d'une façon ultra-moderne. Aux mousquetons des débuts ont succédé garants, MAT 49 et même fusils-mitrailleurs. Les résultats sont probants pour Alger. Les «partisans» abattent de temps en temps un «F.L.N.» (en réalité un messaliste) et surtout en Grande Kabylie, c'est la paix! Pas un vrai combat !

    L'opération «Oiseau bleu», Force K, Krim belkacemKrim a placé auprès de Zaïded un des hommes en qui il a le plus confiance. Il s'agit de Makhlouf Mohamed, d'Aït-Ouanèche. C'est lui qui a le contact direct avec les Français. C'est lui qui réclame des armes, des munitions surtout. Car tout se fait maintenant sur une grande échelle. C'est un commandant de la zone militaire de Tizi qui, à bord de sa 203, apportera lui-même avec deux hommes « en mission secrète » des boîtes de cartouches. Il dépose les colis à la porte même d'une maison isolée d'Aït-Ouanèche où se trouve Krim Belkacem, qui le verra empiler les caisses au bord du chemin. C'est une mission « top secret ». L'état-major de Paris ne sait rien.

    Zaïded est maintenant chargé de savoir si Hachiche ne voudrait pas établir une liaison avec les messalistes de Bellounis. La réponse de Hachiche apporte la confirmation que désiraient les chefs F.L.N. : «Ne vous occupez pas de Bellounis, il travaille en liaison avec le commissaire Gonzalès.» Ce que l'aventure extraordinaire du «général» Bellounis confirmera au-delà de toute imagination.

    Zaïded recueille d'autres confidences de Hachiche qui, devant le succès de l'opération, se prend pour un chef de guerre. Il pense, confie-t-il sous le sceau du secret à Zaïded, pouvoir dans quelque temps se retourner contre ses anciens alliés et discuter à son propre compte. Car le Gouvernement général, séduit par les résultats obtenus, serait prêt à étendre l'expérience à toute l'Algérie! Hachiche ne se sent plus d'orgueil, d'ambition. Il se voit déjà, retournant ses troupes contre les Français, discuter d'une possible indépendance! Quelques mois plus tard, Bellounis éprouvera lui aussi la même tentation.

    Mais l'affaire va se gâter. Sur deux plans. D'abord du côté F.L.N. En août 1956, c'est le congrès de la Soummam ou Krim est sommé par ses compagnons de «récupérer» ses troupes et de lancer la Grande Kabylie dans le combat à outrance. L'affaire pourrait mal tourner.

    En suite du côté français, on commence a avoir des soupçons sur cette minifique force K! Le remarquable commandant de la Z.O.K. (zone opérationnelle de Kabylie), le général Olié, est plein de méfiance devant cette opération des Services spéciaux. Il veut contrôler directement la force K. Pour cela, on Choisit un spécialiste des renseignements : le capitaine Hentic.

    Spécialiste du noyautage de maquis en Indochine, Hentic «goûte» du Kabyle. Il fait connaissance des commandos force K. Il a des doutes sans être certain de rien.

    L'opération «Oiseau bleu», Force K, capitaine Hentic PierreHentic a analysé la situation. Si vraiment c'est un coup fourré, la bagarre va être terrible: éliminer 1 500 hommes équipés et entraînés comme les meilleurs éléments de l'armée française, et connaissant parfaitement le terrain, ce ne sera pas du gâteau.

    Il faut accrocher à tout prix pense Hentic. La première nuit les hommes descendent trois maquisards en armes sur lesquels ils sont tombés par hasard. Deuxième nuit: rien. Le vide. Troisième nuit, ils arrivent dans une zone où leurs «amis» force K devraient se trouver. Pourtant les hommes du 11e « choc » se font « allumer ». Pas de dégâts. Ils contactent les forces K. «Oui, disent les Kabyles de Zaïded, il y a une petite bande de fells dans le coin.»

    Une petite bande! Le commando se fait accrocher de toutes parts.
    Le message est envoyé: « Sommes accrochés à plusieurs reprises. Région prétendument pacifiée entièrement aux mains des rebelles puissamment armés. On nous tire au F.M. »
    - Pourquoi tirez-vous au F.M. dans cette région?
    - Mais on ne tire pas. Ce sont les fells en face qui nous arrosent
    - Pas possible. Il n'y en a presque plus et ils n'ont pas de F.M.
    - Eh ! viens y voir, Ducon! » L'état-major du 11e intervient.

    « Ça suffit. Essayez d'obtenir confirmation de ce que vous avancez et prévenez immédiatement Hentic et la 25e division alpine. »
    Le lieutenant monte deux autres embuscades. Mêmes résultats. Plus de doute, la région est tenue par le F.L.N.! Retour immédiat.
    Et Hentic croit vivre un cauchemar. Les militaires classiques ne le croient pas. Tous les rapports concordent: la région est débarrassée des fellaghas. En outre, il est impossible que le F.L.N., s'il y en avait encore, soit armé de fusils mitrailleurs. Hentic et son commando sont mis à l'écart de l'opération. Ils font des opérations héliportées parfaitement étrangères à l'opération K. Ils sont éjectés. Pas pour longtemps. Fin août, on les rappelle d'urgence :
    « Filez sur la route d'Azazga. Le 151e d'infanterie est tombé dans une embuscade.
    - Alors il y aurait à nouveau des fells ? ironise Hentic.
    - C'est peut-être les commandos K!»
    L'armée n'est plus très sûre de ses commandos kabyles, qui maintenant sont sans cesse en opération dans le djebel! Les hommes du 11e «choc» arrivent à la rescousse. Ils tombent sur le 151e. Dans quel état ! Ils trouvent l'armée dans ce qu'elle a de plus horrible. L'armée dépassée, sans chef, sans réflexes! Trente-cinq hommes sont au tapis. L'embuscade a parfaitement réussi. C'est un sergent-chef qui a sauvé le reste de la troupe. Trente-cinq morts! Les survivants sont démoralisés, tournent en rond. Sur place, le commando Hentic trouve quantité de douilles de mousquetons.

    «Du mousqueton, ça ne vous rappelle rien ?»
    Eh bien, malgré les trente-cinq morts, ça ne rappelle rien du tout: « C'est impossible que nos Kabyles aient déserté. »
    Et les forces K font plus fort, ils se proposent de passer devant. Ils se font donner des armes supplémentaires, des cartouches et des fusées blanches.
    « Dès qu'on les repère, on tire la fusée blanche et vous arrivez. »
    On attend. Les chasseurs alpins sont excités. On les tient. La fusée blanche. En avant.

    L'opération «Oiseau bleu», Force K, 25em division alpinEt ayant soigneusement monté leur embuscade les hommes de la force K ajustent les petits chasseurs qui, confiants, tombent dans le piège. Quarante morts! Et pendant ce temps, le commando Hentic est à Tigzirt sans rien faire. Sur l'ordre de la 25e division alpine!

    C'est la fin des commandos K. Krim a donné à ses hommes l'ordre de regagner en bloc les rangs de l'A.L.N. officielle. La décision a été prise au congrès de la Soummam. Les forces K prennent le maquis dans la forêt de Tamgout au moment où la 25e division alpine allaient les équiper de mortiers! Avant de disparaître Zaïded et ses hommes révèlent la supercherie à Hachiche et le suppriment de trois balles dans la poitrine.
    Les masques sont jetés, L'opération Oiseau bleu est fini.


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  • Commentaires

    1
    malik2
    Jeudi 2 Août 2012 à 19:55

    et les moudjahidine massacré par les hommes d amirouche pendant cette operation c koi


     


     

    2
    oiseau 565
    Samedi 20 Octobre 2012 à 00:51

    vas lire tres bein l"operation oiseau bleu mr aziz3ed parceque tu connais rien a propos de cette operation peut  etre tu n"est pas meme nie pendant cette operation si vous les supercherie pas  achiche tu sais meme pas ecrit son nom vas etudier l"operation bien stp

    3
    Samedi 20 Octobre 2012 à 14:31

    je ne demande qu'a apprendre... et tout se que je sais a votre sujet c'est que vous nous apprené rien avec votre commenatire... ici, on est là pour apprendre non pour donné des leçon au autre... cette article ma pris 4 jour de rédaction... et des disaine d'article de livre parcouru... donc merci d'etre gentil... ou vous metter on avant vos argument ou abstené vous!!

    4
    oiseau565
    Mercredi 21 Novembre 2012 à 23:44
    tu connais rien a propois de l"operation oiseau bleu a llor son commentaire stp nik mok
    5
    abousaoud
    Mardi 16 Juillet 2013 à 19:43

    Ce récit est une farce et complètement mensonger pour la simple raison que c'était le colonel Amirouche qui avait découvert la traitrise des kabyles et c'était lui et lui seul qui avait tourné le projet de jacquesoustelle au fiasco...

    Merci Amirouche et que dieu ait ton ame.

    6
    mediocrite
    Samedi 15 Février 2014 à 21:12
    Fites la différence entre l opération oiseau bleu et la bleuite

    ,
    .
    7
    Mourad Zaidat
    Dimanche 16 Février 2014 à 01:21

    Je vous salut pour ces comments , meme si ya quelques gens utilisent des gros mots un peu deplacer , donc respet pour nos marthyrs 

    je me presente petit fils de Ahmed Ouzaid , pour selui qui a ecris cette article il a pas pu ecrire au meme se reseiller sur le vrai nom de mon grand pere Allah Y Rahmou , il s'appele pas zaided desole , zaidat une grand famille d'azazga , qui a sacrifier tous se qu'il avais pour la patrie et finalement tuer par un de ses officier que je ne peu dire son nom , 

    Pour l'operation oiseau bleu , y avais pas de relation avec Amirouche , juste Krim et quelque officier savais sur cette operation car elle a ete secret , pour vous rependre cher amis que vous confondais entre oiseau bleu et bleuite , car cette dernier ete une revanche de l'oiseau bleu , 

    La Bleuite c'est une relation avec amirouche , qui resevais une liste , que les francais donne a une secretaire algerienne qui donne des nom harki pour le FLN , que cette liste ete fauce , donc le FLN a ete double , 

    Merci pour votre coperation , vive l'algerie , 

    8
    Mourad Zaidat
    Jeudi 20 Février 2014 à 14:06

    la photo du haut c'est Achiche Tahar 

    9
    fariza makhlouf
    Dimanche 27 Avril 2014 à 01:50

    l'histoire de l'oiseau bleu n'est pas une farce , c'est une histoire vraie mais qui n'est pas connue de tous les algériens. Mon père, fils du capitaine makhlouf said mouh ou idir de ait ouanèche( il y a une erreur à propos du nom c'est said makhlouf non pas mohammed makhlouf) et ma grand mère ne cessaient de parler de cette histoire.


    merci à vous

    10
    mourad zaidat
    Dimanche 27 Avril 2014 à 02:27

    cher Fariza , tous les nom  utiliser sont pas correcte et compris mon grand pere  , un peu dommage que ces revolutionnaire tombesnt doans l'oublie , cette operation cree dans la ville d'azazga a ete un succer immense meme si elle a ete dementler apres 2 ans , et meme la france a esseyer de cacher cette echec de leur service de securiter , nul peu dire que cette operation est pas vrai , dont la Force Kabyle ete cree pour contrer se colonisateur gloire a nos marthyres , et a cette occasion je suis en train de chercher des photos du commandant hand ouzaid et merci 

    11
    delporte fontaine ma
    Mardi 23 Décembre 2014 à 15:45

    j'ai été un eclereur de point du commando Hentic


    tous est vrais sur le fond de l'histoire


    j'ai des photos et un livre "une villa dans la tourmente du F L N"


    a bientot  de recevoir un avis

    12
    mourad zaidat
    Dimanche 4 Janvier 2015 à 08:40
    tous mes respets cher Monsieur , vous dites que vous avez des photos j'aimerais bien s'avoire quelle genre de photo est et est ce que elle sont presenter dans ton livre merci
    13
    kotami
    Mercredi 28 Octobre 2015 à 19:16

    Par maitre Ali yahia Abdenour : Début janvier 1956, je recevais un message de Kabylie m’informant qu’Ahmed Zaïdat, compagnon du groupe berbériste de 1949, avait besoin de mon aide. Il arrive avec Tahar Achiche, passe la nuit chez moi, et m’informe qu’il est responsable d’une opération appelée « Oiseau bleu ». Il est convoqué au nouveau commandement militaire français pour qu’il les informe sur ses actions au maquis berbériste. Au début d’avril 1956, il part d’Alger un lundi matin sur Azazga où il habite, mais il est revenu le lendemain matin pour une urgence. Il m’apprend que Amar Ould Hammouda et Embarek Aït Menguelet, qui avaient contacté Amar Cheikh pour rejoindre le maquis berbériste, leur a donné rendez-vous pour vendredi au moulin, à Agouni. Bien plus tard, nous avons appris que AmarOuld Hammouda et Embarek Aït Menguelet ont été condamnés au village « Aït Ouabane » par un tribunal composé de Krim Belkacem, Mohammedi Saïd, Amar Ouamrane et Amar Cheikh. Krim a fait retarder leur exécution de 15 jours (pour informer Abane Ramdane, certainement)Début octobre 1956, j’ai déjeuné avec Bennaï Ouali à la rue Bab Azzoun et nous faisions les cent pas à 13 heures au Square Bresson (Square Port Saïd). Chergui Brahim, responsable du FLN, me signale, de toute urgence, au CCE. Je suis ainsi convoqué par Ben Khedda. L’odeur de la mort est dans l’air. Il faut en parler. Derrière ses lunettes qui dissimulent à peine son regard, il m’apprend avec délicatesse et détours, qui lui sont familiers, que Bennaï Ouali est condamné à mort par le CCE. 

    14
    kabyle
    Jeudi 12 Novembre 2015 à 01:00

    Affaire K : les infiltrés de la guerre d'Algérie

     
    Alors qu'aux USA comme en Allemagne, de nombreuses voix s'étaient élevées pour dénoncer un mensonge bien français. Une conférence initiée par d'anciens militaires français, a permis la lumière sur des évènements de la guerre d'Algérie.  Cette conférence avait été initiée par Jean Lyonnaz qui fut infirmier du 6ème Hussard dans la région d'Azazga en Kabylie.
     
    Harkis, rapatriés, FLN ou MNA se vouent depuis de nombreuses années une solide rancoeur pour les nombreux massacres s'étant déroulés pendant la guerre d'Algérie, les uns imputant aux autres des assassinats dont tous nient la responsabilité. 
     
    Ce sont des infiltrés, pour beaucoup des repris de justice, recrutés par l'armée française qui ont causé la plupart des massacres pendant la guerre d'Algérie. Aucunement animé par la moindre fibre patriotique, ils ont pris armes, argent et même honneur puisque certains sont aujourd'hui décorés en France comme en Algérie. Alors que ceux qui avaient tenté de faire cesser ces actes, ou de les divulguer, ont été priés de se taire parfois de façon très violente.
     
     Le passage qui suit est extrait du livre « Conflits d’autorités durant la guerre d’Algérie. Nouveaux inédits » du général Maurice Faivre Publié chez L’Harmattan.
     
    Note sur l'Organisation "K" établie par Jean Servier (8 septembre 1956)
     
    Le rapport que Jean Servier adresse le 8 septembre aux autorités d'Alger et au préfet Vignon qui vient de relever le général Olié à Tizi Ouzou, n'est pas connu des historiens. Il mérite donc d'être largement cité.
     
    « En 1946, une scission se produisit à l'intérieur du comité exécutif du P.P.A., dont certains membres kabyles se plaignaient d'être écartés des postes de direction parce qu'ils étaient kabyles. Jusqu'en 1948 il y eut diverses tentatives de créer un mouvement "berbériste": essai d'un P.P.K. (Parti populaire kabyle) sous l'inspiration de Mouloud Maameri, professeur au lycée de Ben Aknoun, essai pas très poussé du reste d'une section kabyle du parti communiste algérien. Ces diverses tentatives ne réussirent guère à grouper qu'un petit nombre de jeunes instituteurs kabyles.
     
    Il est difficile de préciser à la suite de quels contacts Henri Paul Eydoux, conseiller technique au cabinet du Gouverneur général Soustelle eut l'idée de mettre sur pied un maquis kabyle dont les chefs étaient les promoteurs des tentatives mentionnées plus haut. Il est difficile de préciser également les données sur lesquelles s'est appuyé Gaston Pontal, alors directeur de la Police à Alger, pour établir les listes des membres actifs de ce maquis.
     
    Pendant longtemps, le secret le plus absolu a entouré l'Organisation K. Le capitaine Benedetti, du S.R.O., a bien voulu m'en signaler l'existence dès mon arrivée à Alger en juin 1956. À mon arrivée en Kabylie, je pris connaissance des listes des membres actifs en même temps que j'entrais en relations avec le capitaine Henticque le colonel Parizot avait placé à la tête de l'organisation. Certains noms m'étaient familiers, d'autres me l'étaient moins. Après une brève enquête, je m'aperçus que nous étions en présence d'un regroupement armé et largement subventionné des éléments P.P.A. devenus MTLD, et de certains communistes dissidents de Kabylie.
     
    De son côté, le capitaine Hentic (son adjoint est Camous) m'a dit que son rôle se bornait à percevoir mensuellement une somme de neuf millions au cabinet du Ministre résidant et à remettre un certain nombre de chèques à deux des responsables de l'Organisation K, Zaïdi et Tahar. Jusqu'à présent, l'organisation K a abouti à la seule mise à mort d'un suspect : un goumier de la commune mixte de Port Gueydon récemment passé au F.L.N. Ils revendiquent une seconde exécution, celle d'un officier du F.L.N. sans toutefois pouvoir en donner de preuve. A l'heure actuelle, dans la région des Beni-Zmenzer, comme au douar Izarazen, l'organisation échappe complètement à tout contrôle. Certains de ses membres, arrêtés comme suspects au cours de rafles ou de perquisitions dans les villages, produisent aux officiers ou aux gendarmes un papier attestant leur appartenance à l'organisation K et invitant l'autorité militaire à prendre contact avec le Lieutenant colonel Fauconnier, chef du 2ème Bureau de la 27ème DIA.
     
    Au douar Iflissen5, la situation est sensiblement différente. Le capitaine X, commandant une compagnie du 15ème BCA est entré en contact avec les membres de l'organisation de son douar; dont le responsable est un certain Thoumi du village d'Izer-en-Salem. Cet officier a refusé jusqu'à ces derniers temps d'être secondé par un officier SAS. Ce faisant - peutêtre par simple vanité - il appliquait strictement les directives du F.L.N. Ses supérieurs lui reprochent d'avoir appartenu au Parti communiste et d'entretenir encore à l'heure actuelle des rapports avec la section de Blida. Son départ demandé depuis fort longtemps interviendra peut-être en décembre. Je suis entré en contact avec les responsables de l'Organisation que j'ai pu rencontrer : Zaïdi, Tahar et Thoumi. Les deux premiers sont connus à Alger - surtout Zaïdi - comme souteneurs. Ils expriment tous des ambitions politiques certaines. Dans l'immédiat, ils demandent que les terres de la Mitidja soient données aux membres de l'Organisation et souhaitent remplacer peu à peu le F.L.N. Babou Lounès avait réussi à persuader le capitaine Hentic d'installer un camp d'entraînement en même temps qu'un poste de combat non loin du village de Tala Tgana. Il est certain que bien que l'entraînement des terroristes se soit amélioré, leurs méthodes restent primitives. Eux-mêmes s'en rendent compte. De nombreux documents saisis l'attestent. Il y aurait donc un danger certain à enseigner les méthodes de combat de nos commandos à des éléments dont personne ne peut répondre.
     
    Le capitaine Hentic voulait tester son organisation en l'emmenant combattre sur un terrain d'opérations extérieur à la Kabylie, Les différentes vicissitudes dont on retrouve trace dans ses notes, dues surtout à la lenteur administrative de l'Armée, l'en ont empêché. De son côté, le colonel Parizot, inquiet de la tournure que prenaient les événements, essaie de se débarrasser de l'Organisation K en en confiant la direction à la 27ème D.I.A.
     
    Le Lieutenant-colonel Fauconnier semble heureux de cette solution. Deux faits nouveaux viennent de se passer qui, à mon sens, compromettent grandement l'avenir : Les deux responsables Zaïdi et Tahar ont été victimes d'un inexplicable accident d'auto sur la route de Maison Carrée et souhaitent se faire hospitaliser en France. Le capitaine Hentic atteint d'une phlébite risque d'être contraint à l'immobilité pendant six mois. Je pense que privé de ces éléments, il sera impossible au Lieutenant colonel Fauconnier de prendre en mains l'Organisation K, même s'il avait une longue habitude de la Kabylie et des Kabyles, ce qui n'est pas le cas. Au mois de juillet le général Olié a bien voulu me demander mon avis sur l'Organisation K. Je lui ai donné le 12 août les raisons que j'avais de mettre en doute les buts cachés et la valeur morale des responsables et des hommes de cette organisation.
     
    Le 6 septembre, le général Olié m'a montré un rapport du lieutenant colonel Fauconnier qui demandait le maintien de l'organisation sous sa forme actuelle. Il a bien voulu à nouveau me demander mon avis. Je lui ai répondu ce qui suit :
     
    "Au fur et à mesure de l'implantation des troupes françaises, les membres de l'Organisation K doivent se présenter au commandant de secteur et au commandant d'unité, et sortant de la clandestinité, demander à combattre comme supplétifs aux côtés des troupes françaises, ou à participer à la défense des villages avec des cadres français, ou à rendre leurs armes et à reprendre leurs occupations. En aucun cas nous ne pouvons admettre la constitution d'un mouvement politique tout aussi nationaliste que le F.L.N., encore moins devons nous en assurer l'armement et le financement".
     
    Dans l'état actuel des choses, avec le retrait des éléments du 11ème Choc, pour le 31 octobre, du commando français chargé d'encadrer l'Organisation, j'estime imprudent de laisser survivre une organisation clandestine dont les membres sont aujourd'hui au nombre de 1.300 et ont à l'égard des troupes une attitude équivoque. Rien ne peut être entrepris en Kabylie tant que cette lourde hypothèque n'a pas été levée. Non seulement en supprimant à l'organisation sa subvention, ce qui est facile, mais encore en la désarmant et en supprimant la cellule terroriste qui s'y est glissée.  
    Fin de la note de Jean Servier 
     
     
    A l'heure où l'on nous parle de valeurs ou de courage, il serait bien de faire la lumière sur la réalité d'une guerre qui continue jusqu'à aujourd'hui à faire des victimes innocentes. Jouer sur la division entre harkis, franco-algériens et les algériens n'a déjà pas porté bonheur aux précédents gouvernements, vouloir la perpétuer c'est compromettre un avenir meilleur pour nos enfants et petits enfants. Le changement, c'est maintenant !
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