• Détecteurs de mines en temps de Bataille d'Alger

    Détecteurs de mines en temps de Bataille d'Alger

    En janvier 1957, le FLN lance un ordre de grève générale, très suivi, mais que l'armée française réussit à briser en faisant rouvrir les magasins sous la menace de leurs armes. Le FLN multiplie les attentats à Alger. Quelques jours après l'explosion de bombes dans deux stades, des soldats français dirigent des détecteurs de mines sur les passants, le 16 janvier, lors d'une opération de fouille systématique de la partie basse de la Casbah, pendant la première phase de la bataille d'Alger (janvier-mars 1957).


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  • Jeanine Cahen

    Militante contre la politique coloniale française

    Photographie de Jeanine Cahen - prise à l'époque où elle était lycéenne - fournie par les services de police lors de son arrestation en février 1960. Issue d'une famille de résistants, Jeanine Cahen s'engage dans un des réseaux d'aide au FLN. Ceux que l'on appellera les « porteurs de valise » se chargent, entre autres, des fonds versés par les ouvriers algériens de métropole. Quand Jeanine Cahen, 29 ans, professeur de lettres au lycée de jeunes filles de Mulhouse, est arrêtée, elle transportait une somme de 50 000 nouveaux francs, destinée au FLN. Au moment du démantèlement du réseau Jeanson (l'un des plus connus), en février 1960, les Français découvrent l'engagement radical de certains de leurs compatriotes contre la guerre d'Algérie. Le procès des « porteurs de valise », défendus par Mourad Oussedik, Roland Dumas et de nombreux autres avocats, devient une arène politique où s'ouvre le débat sur la légitimité de la « guerre », mot que le président du tribunal interdit de prononcer. De nombreuses personnalités, comme Jean-Paul Sartre, André Mandouze, Claude Bourdet et Paul Teitgen, interviennent pour soutenir l'engagement des militants en faveur de la cause algérienne.


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  • PEUPLE ALGÉRIEN, 

    MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

    A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux. 

    Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatif et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays. 

    Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne. 

    L’HEURE EST GRAVE !  

    Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire. 

    Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. 

    Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens,  de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération. 

    Pour préciser,   nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique : 

    BUT : L’Indépendance nationale par :  

    1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. 

    2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions. 

    OBJECTIFS INTÉRIEURS: 

    1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle. 

    2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.  

    OBJECTIFS EXTÉRIEURS: 

    -      Internationalisation du problème algérien. 

    - Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman. 

    -  Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice. 

     MOYENS DE LUTTE : 

    Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte  par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but. 

    Pour parvenir à ces fins, le Front de libération  nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels. 

    C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine. 

    En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes. 

    1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien. 

    2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible. 

    3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes. 

    EN CONTREPARTIE : 

    1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles. 

    2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs. 

    3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun. 

    Algérien ! Nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne. 

    Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.  

    1er Novembre 1954 

    Le Secrétariat national  


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  •  « Attention ! Messieurs, on ne bouge plus. »

     Les EternelsSes clients exiger six photos tout de suite. Dans l'objectif, il les observa se détachant sur le rideau crème qui servait de fond. Un vrai groupe de copains qui se font photographier ensemble à la fin de leur service militaire. Deux grands échalas, debout, encadraient deux plus petits. Les mains derrière le dos comme à l'école. Devant eux, assis sur des tabourets, deux hommes les mains sur les genoux. Au moment d'appuyer sur la poire, le photographe remarqua que l'homme assis sur le tabouret de droite avait des chaussettes qui tombaient lamentablement sur ses chaussures. C'était aussi le seul qui n'eût pas de cravate sous son costume froissé. D'ailleurs aucun de ses six clients ne payait de mine. Les costumes étaient défraîchis, les cravates modestes les physionomies timides sauf peut-être celles des deux hommes assis. Le photographe ressortit de sous le voile noir. « Attention ! cette fois-ci ça y est. » Et il appuya sur la poire.

    Il venait, sans le savoir, de réaliser la seule photo que l'on connaisse, réunissant les six chefs du F.L.N. L'un des rares documents que l'on possède où figurent Ben Boulaïd et Didouche dont la mort est proche et qui n'aura jamais plus le loisir de se faire photographier.

    Ce dimanche 24 octobre 1954 venait de se tenir l'ultime réunion des Six avant l'insurrection.

    Ben Boulaïd, Bitat, Boudiaf, Ben M'Hidi, Didouche et Krim avaient décidé de se rencontrer une dernière fois dans une maison de Pointe-Pescade appartenant à Mourad Boukechoura avant de regagner le P.C. de leurs zones respectives.

    La réunion avait commencé de bonne heure. Au petit déjeuner. Trempant des beignets au miel dans leur café, les six hommes avaient passé en revue les derniers préparatifs. Chacun était tendu car les militants étaient devenus particulièrement nerveux. On ne pouvait les maintenir indéfiniment sur le pied de guerre sans déclencher l'action. Elle était maintenant définitivement fixée au 1er novembre à 0 heure. Il fallait encore les tenir une semaine. La semaine la plus longue. Et c'était la fièvre car — bien que le cloisonnement eût l'air efficace — une « tuile » pouvait se produire d'un instant à l'autre.

    Boudiaf et Didouche soumirent à leurs compagnons la double proclamation par laquelle le peuple, les autorités, le monde, apprendraient le 1er novembre que l'Algérie s'était soulevée.

    Suivant les éléments donnés lors de la réunion du 10 octobre, les deux hommes avaient rédigé un texte revu par le militant « convaincu » par Ouamrane. Le texte F.L.N. était long et détaillé. C'était la plate-forme politique qui serait, si tout allait bien, lue, analysée, disséquée, jusqu'à l'O.N.U. Les Six y comptaient bien. Le tract « A.L.N. » était beaucoup plus simple, plus direct et serait diffusé dans la population. Didouche fit passer à chacun de ses compagnons un exemplaire ronéotypé.

    « Ce sont les premiers, dit-il. Si nous voulons modifier quelque chose, il est encore temps... »

    Ben Boulaïd, Ben M'Hidi, Krim et Bitat se plongèrent dans la lecture du tract, qu'ils voyaient pour la première fois. Boudiaf et Didouche le relurent attentivement.

    « La proclamation sera diffusée au Caire par Ben Bella, dit Boudiaf, en même temps qu'elle sera distribuée aux gens importants en Algérie et en Europe.

    -  C'est bien, tout y est, dit Ben Boulaïd. On annonce bien la couleur. Il ne peut pas y avoir de confusion.

    -  Vous ne croyez pas que ce soit un peu long et compliqué pour le peuple? demanda Bitat.

    -  Non, répondit Didouche, car il y a le tract de l'A.L.N. qui simplifie tout et qui s'adresse directement à la masse. »

    Didouche, lut à haute voix l'appel de l'A.L.N. :

    Peuple algérien,

    Pense à ta situation humiliante de colonisé... Avec le colonialisme, justice, démocratie, égalité ne sont que leurre et duperie. A tous ces malheurs il faut ajouter la faillite de tous les partis qui prétendaient te défendre... Au coude à coude avec nos frères de l'Est et de l'Ouest qui meurent pour que vivent leurs patries, nous t'appelons à reconquérir ta liberté au prix de ton sang...

    Organise ton action aux côtés des forces de libération, à qui tu dois porter aide, secours et protection. Se désintéresser de la lutte est un crime... Contrecarrer l'action est une trahison.

    Dieu est avec les combattants des justes causes, et nulle force ne peut les arrêter, désormais, hormis la mort glorieuse ou la libération nationale.

    Vive l'Armée de libération ! Vive l'Algérie indépendante !

    Ici pour le texte integral de la proclamation historique de Novembre 54

    « Et cet appel, continua Didouche, sera diffusé beaucoup plus largement que le premier, qui est essentiellement politique. »

    Ben M'Hidi, Krim, Ben Boulaïd et Bitat se déclarèrent satisfaits des termes employés dans les proclamations : « C'est exactement ce que nous voulons expliquer », et félicitèrent Boudiaf et Didouche.

    Boudiaf, qui devait partir le lendemain pour Le Caire, emporterait les deux textes écrits au citron entre les lignes d'une lettre anodine. Il prenait ses précautions en cas d'arrestation.

    Chacun des chefs de zone énuméra ensuite les objectifs qui seraient attaqués dans la nuit du 31 au 1er. Boudiaf les nota soigneusement. Cela faisait aussi partie de l'opération psychologique. Ben Bella, en même temps qu'il annoncerait publiquement à Radio-Le Caire le déclenchement de l'insurrection, le 1er novembre, et lirait la proclamation du F.L.N., énumérerait les principaux points attaqués par les hommes de l'A.L.N. la nuit précédente aux quatre coins de l'Algérie.

    « On ne pourra pas prétendre, ajouta Didouche, qu'il ne s'agit pas d'une insurrection ! »

    On passa ensuite à l'étude des ultimes problèmes. Le jour J, à l'heure H, chacun devait accomplir sa mission avec les moyens du bord. La direction collégiale avait accordé à chacun une très large initiative à condition que les actions soient coordonnées. Chaque chef de zone devrait se débrouiller sur place selon les grandes lignes d'un schéma que les Six récapitulèrent une dernière fois.

    « Le déclenchement de la révolution doit créer une psychose de peur et d'insécurité chez les Européens et clamer au monde la volonté d'indépendance de l'Algérie. » L'attaque simultanée d'objectifs éloignés et la diffusion de la proclamation devraient atteindre ces buts.

    Chaque chef de zone devra décider sur place la façon dont se fera l'attaque des objectifs prévus. Krim rappela que seules les forces armées, les dispositifs économiques, les traîtres connus devaient être visés à l'exclusion de toute personne civile.

    INTERDICTION ABSOLUE D'ATTAQUER LES CIVILS EUROPÉENS

    « Dès que les opérations seront terminées, souligna le chef kabyle, vous devez vous replier dans des endroits sûrs. Chacun de nous a déjà ses positions de repli. Ensuite nous devons continuer l'instruction des hommes et poursuivre le recrutement et la propagande dans la population. Après l'embrasement il y aura un temps mort qui devra nous servir à nous organiser ou à nous réorganiser car, ne nous faisons pas d'illusions, la répression va être rapide et dure.

    - Krim a raison, ajouta Didouche, il faut que la lutte continue le plus longtemps possible. Ce sera long avant l'indépendance. Il faudra voir sans être vu, tirer sans que l'ennemi puisse localiser le tireur. Nous devons appliquer les trois principes sacrés des guérilleros que Krim cite toujours. A partir de cette heure chacun de nous doit être mouvant comme un papillon dans l'espace, rapide comme une anguille dans l'eau, prompt comme un tigre affamé. »

    Chaque responsable de zone fixera lui-même l'heure qui lui paraîtra propice au déclenchement de l'insurrection dans sa région.

    « Ordre impératif, précisa Boudiaf, pas une action, pas un coup de feu avant minuit. Ensuite, chacun est libre de fixer à ses hommes l'heure H. Qu'elle soit partout la même à l'intérieur d'une zone. »

    Ce dimanche 24 octobre tous les détails étaient mis en place. Chacun des Six était entièrement responsable d'un ensemble de pièces. Le 31 octobre, de minuit à 3 heures du matin, le puzzle devrait être reconstitué.

    Après... Après, on verrait bien. Car les six chefs « historiques », s'ils étaient prêts pour l'insurrection, n'avaient rien prévu pour l'avenir. Les moyens étaient encore trop faibles. Donner un coup de semonce aux Européens et amener le peuple à la cause du F.L.N. par tous les moyens, étaient déjà un programme fort ambitieux.

    Car ce dimanche 24 octobre, pour déclencher l'insurrection, les Six ne peuvent compter que sur moins de 800 hommes, environ 400 armes individuelles, des bombes de fabrication locale et une proclamation !

    Avant de se quitté — ils sont convenus de se retrouver tous trois mois plus tard à Alger pour faire le point et diriger la révolution depuis la capitale — les Six décidèrent de se faire photographier.

    « Pour garder un souvenir de cette heure historique », dit Didouche, toujours lyrique.

    C'est ainsi que descendant l'avenue de Bouzaréa et l'avenue de la Marne à Bab-el-Oued, ils étaient entrés chez ce petit photographe,

    Ils étaient silencieux. Arrivés sur la place du Gouvernement ils se séparèrent, se serrant longuement la main. Quand ils se reverraient, s'ils se revoyaient un jour, la révolution serait déclenchée. Ils ne trouvèrent rien à se dire.


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  • Lehoual: tout le monde au PPA était pour la révolution, mais...

    Vidéo témoignage inédite de Houcine LAHOUEL, où il évoque le rôle du PPA/MTLD dans le soulèvement révolutionnaire, ou il expose la position des centralistes a l'égard de l'OS et de la lutte armée projeté par cet organisme.


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