• Congrès de la Soummam, secrets d'une plate-forme révolutionnaire 2/2

    groupe de Congrètistes à la Soummam,Salah Hocine se présenta à Krim Belkacem:
    « Je suis chargé par Amirouche de mettre ma section en protection de l'état-major

    la population de la région parlée d'une «armée de Igbal» et l'on n'appelait plus la maison de Makiouf que «la caserne d'Amirouche». Pour ces gens simples et terrorisés par les violents combats et les bombardements dont leur région avait été le cadre depuis 1955, le nom d'Amirouche était le symbole de la révolution. Ils connaissaient vaguement celui de Krim Belkacem et ignoraient tout d'Abane ou de Ben M'Hidi.

    Les deux chefs politiques, faisant équipe, étaient logés plus bas dans la maison de Bouguermouth, Face à la quelle s'ouvrait la vallée de la Soummam.
    Ben Tobbal et Zighout faisaient connaissance avec Krim et Abane qu'ils n'avaient jamais rencontrés. Les Constantinois ne connaissaient que Saad Dahlab, envoyé fin mars 1956 par Abane pour les sonder sur l'éventualité d'un congrès, Ouamrane, un ami de longue date et Ben M'Hidi qu'ils n'avaient pas revu depuis ce 25 juillet 1954 où, dans une villa du Clos-Salembier, ils avaient décidé à vingt-deux de la lutte armée contre la France.

    En ce mois d'août 1956, ils étaient seize réunis à Igbal en pleine montagne pour donner un nouveau cadre à la révolution.
    Zighout Youssef, Ben Tobbal, Ben Aouda, Ali Kafi, Rouiba Hocine, Mezhoudi Brahim représentaient la région 2 : Nord constantinois.
    Krim Belkacem, Mohammedi Saïd, Amirouche, Kaci représentaient la Kabylie, région 3. Ouamrane, Sadek, Si M'hamed, l'Algérois, région 4. Ben M'Hidi, l'Oranie, région 5.
    Abane représentait la politique et la ville d'Alger qu'il avait bien l'intention de transformer en zone autonome détachée de la région 4.
    Sadek, Si M'hamed et Si Chérif étaient sur le point de repartir car l'état-major avait appris qu'Azzedine et trois infirmières avaient été faits prisonniers dans une immense opération menée par l'armée dans l'Algérois. Il fallait reprendre la région en main dans le plus bref délai. En outre, Sadek assurerait la liaison avec Alger où Ben Khedda et Saad Dahlad étaient restés pour assurer l'intérim.
    «Qui représente l'Aurès? demanda Ben Tobbal.
    — Pendant notre bref passage dans les Bibans, répondit Abane, au lieu de rendez-vous initial, j'ai vu Omar Ben Boulaïd. Il m'apportait une lettre de son frère Mostefa qui le déléguait à sa place pour le congrès. Il est reparti voyant que vous n'étiez pas arrivés et doit revenir ici dans quelques jours.»
    Ben Tobbal et Zighout crurent avoir mal entendu. «Comment! C'est Mostefa qui a délégué Omar, son frère? dit Zighout.
    — Oui, J'ai vu la lettre.
    — Mais, Abane, Mostefa est mort. Et l'Aurès en pleine anarchie. La lettre est une fausse!
    — Je t'assure, intervint Ben M'Hidi, je connais l'écriture de Ben Boulaïd. La lettre est authentique. »
    Ben Tobbal expliqua qu'ayant la liaison avec la région 1, il avait envoyé deux émissaires dans l'Aurès. Les deux hommes étaient revenus annonçant la mort de Ben Boulaïd avec onze cadres après l'explosion d'un poste piégé. Chihani avait pris sa place, puis avait été liquidé par Adjel Adjoul, qui l'avait accusé de homosexualité. On murmurait même que Ben Boulaïd aurait pu être liquidé par Adjel Adjoul.
    « Ben Boulaïd, le vrai, Mostefa, est mort, insista Zighout. Et les tribus chaouïs vivent en circuit fermé. C'est l'anarchie.
    — C'est bon, répondit Abane visiblement incrédule. Attendons le retoure d'Omar Ben Boulaïd et nous verrons bien. »
    Ben Tobbal avait remarqué l'agacement que semblait éprouver Abane devant les explication des maquisards.
    Et l'extérieur, interrogea-t-il, qui représente les frères de l'extérieur?
    — On leur a envoyé une convocation, répondit Abane. Mais ils sont bloqués en Italie, et ils ne peuvent parvenir jusqu'ici à pied!
    — Si l'extérieur n'est pas là, dit Zighout, on contestera le congrès ci notre réunion ne servira à rien.
    — Mais Ben M'Hidi le représente », rassura Krim.

    Ben M'Hidi le coupa :
    «Attention! je suis allé à l'extérieur, j'en suis revenu. Je ne suis pas le représentant officiel des frères Ben Bella, Khider et Ait Ahmed, mais je peux vous affirmer que la pensée qui ressort du projet de plate-forme mis au point à Alger concorde avec leurs opinions. »

    Abane communiqua alors le projet établi par Ouzegane, Lebjaoui et Chentouf et que Krim, Ben M'Hidi et lui-même avaient supervisé.
    «C'est là-dessus que nous travaillerons, dit-il, étudiez le document avec soin. Maintenant il ne nous reste plus qu'à attendre Omar Ben Boulaïd et nous pourrons commencer.»
    L'attente allait durer quinze jours pendant lesquels les oppositions entre clans ne firent que se développer.
    C'est d'abord Amirouche qui vint se plaindre à son chef, Krim Belkacem, de l'attitude d'Abane.

    Abane se comportait en véritable patron du congrès. Les Constantinois partageaient la même opinion. Ben Tobbal fit remarquer à Zighout que les «politiques» Ben M'Hidi et Abane avaient de plus une attitude un peu trop paternaliste vis-à-vis des militaires, des maquisards et n'avaient pas avec eux le comportement de chefs à chefs qui convenait. En outre, les maquisards sentaient que les politiques n'avaient pas la même conception qu'eux de l'importance de l'action militaire.

    « On a l'impression, dit Ben Tobbal, que les cinq d'Alger ont déjà constitué une direction et qu'ils nous ont réunis pour se faire plébisciter.
    — Tout cela n'est pas bien grave, répondit Zighout. L'important est de maintenir un état d'esprit constructif.
    — Oui, mais à entendre certains, on les croirait très alléchés par une solution de type tunisien. Et cela ce n'est pas très constructif»
    Krim penchait de leur côté. Eux, les maquisards de la première heure, sentaient que quelque chose se tramait dans leur dos. Ces conversations d'août 1956 auront sans doute été à la base de l'association Krim-Ben Tobbal à laquelle se joindra Boussouf et qui, dix-huit mois plus tard, prendra la tête de la révolution, Abane étant «éliminé» et l'état-major installé à Tunis.
    Sentant que l'atmosphère se dégradait, Abane et Ben M'Hidi consultèrent leurs compagnons pour ouvrir le congrès. Les travaux commencèrent le 20 août 1956.
    Il était nécessaire de se partager le travail et de se réunir en commission pour mettre au point la plate-forme qui devrait être adoptée à la fin des travaux. Mais auparavant, quelques questions essentielles devaient être réglées au premier rang desquelles les méfaits et les massacres qui avaient un énorme retentissement et discréditaient la révolution. Trois événements étaient particulièrement mis en cause : le massacre du 20 août à Philippeville et à El-Halia, dont Zighout Youssef était responsable, le massacre de Sakamody, où des femmes et des enfants européens avaient été tués dans des conditions épouvantables par les hommes d'Ali Khodja et enfin la Nuit rouge de la Soummam, massacre dû à Amirouche.
    «Tout militant, protesta Ben Tobbal contre Amirouche, n'a rien s'il n'a pas l'amour de son peuple. Il faut que le chef -s'il est un vrai chef- redresse les torts du peuple et non qu'il le massacre.»
    Abane et Ben M'Hidi étaient eux aussi opposés à l'action d'Amirouche, mais Krim, tout en se déclarant contre l'initiative de son subordonné, le «couvrit». Étant chef de la Kabylie, c'était lui le responsable. L'affaire fut classée. Ouamrane opposa la même attitude aux critiques formulées contre Ali Khodja, responsable de Sakamody.
    Quant à Zighout, il expliqua qu'au 20 août on était au bord du désespoir, qu'il n'y avait pas d'armes, que l'extérieur n'avait rien fourni.
    «C'était une action sur une grande échelle ou la fin de la révolution, expliqua-t-il, j'ai récupéré 700 armes dont 13 F.M. Et la répression a été telle: 12 000 morts recensés pour un peu plus de 70 Européens tués, que cela efface tout!»
    Les assistants décidèrent que les raisons invoquées étaient entendues, que l'on n'en parlait plus mais qu'il fallait désormais être vigilant. Ces sortes d'actions favorables à la seule propagande française ne devaient plus se reproduire. La mise en garde figurerait sur le compte rendu du congrès.
    Les véritables travaux pouvaient commencer. Ils durèrent quinze jours. Ni les membres de l'extérieur ni les représentants de l'Aurès où le combat avait commencé en novembre 1954 n'y participèrent. Ce qui n'allait pas manquer de provoquer toutes sortes de réactions qui devaient marquer à jamais non seulement l'état-major, mais l'orientation même donnée à la révolution.

    Le 5 septembre, la plate-forme de la Soummam était prête et adoptée à l'unanimité. C'était un travail considérable. Elle abordait tous les problèmes de la révolution: les buts de l'A.L.N., l'organisation du F.L.N., les perspectives politiques, les moyens d'action et de propagande, l'attitude face à l'opinion internationale.

    On réglait leur compte au parti communiste, aux messalistes, aux bérberistes. On réglementait les grades, on créait des insignes. On réaffirmait les conditions politiques d'un cessez-le-feu: reconnaissance de la nation algérienne et de l'indépendance de l'Algérie, libération des prisonniers politiques, reconnaissance du F.L.N. comme seul «interlocuteur valable». La plate-forme entrait dans les détails du déroulement de futures négociations pour la paix. Elle définissait les rapports avec le mouvement paysan, avec les ouvriers, les syndicats, les intellectuels, les artisans et commerçants, avec les libéraux et les juifs. Elle réaffirmait surtout l'indépendance de la révolution «inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington». Sur le plan pratique et immédiat, les treize participants, à la fin des travaux, décidèrent la création de deux organismes: l'un cinq membres, dénommé C.C.E. (Comité de coordination et d'exécution), l'autre de 34 membres (dix-sept titulaires, dix-sept suppléants) baptisé C.N.R.A. (Conseil national de la révolution algérienne).

    Le C.C.E. devait être le véritable état-major de direction de la révolution. Ben M'Hidi, Abane et Krim y furent élus d'office. Mais les discussions furent vives lorsque Ben M'Hidi et Abane proposèrent d'y adjoindre des représentants d'autres tendances.
    «Il ne faut pas qu'il y ait seulement des colonels, dit Abane, il faudrait aussi des centralistes. De même pour le C.N.R.A. »

    Mais tous les maquisards du 1er novembre, ceux qui en Kabylie s'appelaient les Ashab Enif, «les hommes de la dignité», par opposition aux Ashab Bessif, «les hommes malheureux», c'est-à-dire ceux qui avaient suivi spontanément le mouvement créé par les premiers, et aux Ashab Bessif, ceux venus «de force», se déclarèrent favorables à un renouveau radical.
    «Pas de vieux "mouillés" dans la politique, dit Ouamrane. Pas d'Abbas, de Ben Khedda et autres centralistes.»
    Les « bisons », les durs, les maquisards furent difficiles à convaincre. Ben M'Hidi, puis Abane firent pour eux une analyse de la situation.
    «A aucun moment, expliqua Ben M'Hidi, nous ne devons laisser se constituer une troisième force, une tendance qui pourrait négocier avec la France en dehors du F.L.N.
    — II faut que le Front soit synonyme d'unité, ajouta Abane. Il nous faut toutes les tendances: les U.D.M. A. d'Abbas, les centralistes de Ben Khedda, les ulémas de Toufik El-Madani... Même les communistes. Tous sont au Front. Tous ont abandonné leur étiquette politique pour celle du F.L.N., ils doivent être représentés.»
    Krim et Zighout se rallièrent très vite à Ben M'Hidi et Abane.
    «Moi, dit Zighout, je reste à ma région, ou plutôt à ma wilaya puisque c'est le mot que nous emploierons désormais. J'y serai plus utile.»
    Les «irréductibles» furent mis en minorité. Saad Dahlab et Ben Khedda, les plus importants centralistes ayant rallié le F.L.N., furent nommés au C.C.E. Les représentants des autres tendances viendraient rejoindre les membres éminents du Front au sein du C.N.R.A.

    Désormais les chefs de wilaya -ce n'est qu'à partir de la Soummam que ce nom est donné aux zones- devront exécuter les ordres du C.C.E. Toute décision du C.C.E. devra être prise obligatoirement par ses cinq membres.
    « Où se tiendra le C.C.E. ? demanda Ouamrane.
    — Alger me semble tout indiqué, dit Abane. Ce sera plus facile pour établir les liaisons entre les wilayas et l'extérieur.
    — Oui, dit Krim, mais nous serions plus en sécurité dans la montagne.»
    Le C.C.E. ayant été créé pour une plus grande efficacité, Krim se rallia à l'avis d'Abane. Le C.C.E. siégerait à Alger où, précisa Ben M'Hidi, «il travaillerait dans le calme et la sécurité». Ce qui fit  rire Ouamrane.
    «Si vous voulez faire la révolution, dit-il, croyez-moi, c'est à Alger qu'il faudra porter de grands coups. Sur ce point, Yacef a raison. Là, on en parlera, vous pouvez me croire!»
    Ouamrane voulait ajouter son grain de sel car il était furieux de s'être laissé déposséder d'Alger, qui avait été érigé en zone autonome: Z.A.A. (zone autonome d'Alger).
    «S'il en est ainsi, pourquoi ne pas détacher Oran de la wilaya 5 et Constantine de la 2 ?» maugréa-t-il.
    Mais le vote lui fut encore défavorable.
    Les tâches particulières du C.C.E. furent ainsi définies :
    Ben Khedda restait chargé du contact avec les Européens et prenait la direction de la zone autonome d'Alger.
    Saad Dahlab s'occuperait de la propagande et d'EL-Moudjahid (Le journal).

    Ben M'Hidi était responsable de l'action armée à Alger.
    Krim Belkacem était chargé des liaisons avec les différentes wilayas. Il abandonnait la direction de la wilaya 3 à son adjoint Mohammedi Saïd. Ces nouvelles fonctions faisaient de lui le véritable chef de l'A.L.N.
    Abane Ramdane était responsable politique et financier et à ce titre aiderait Ben Khedda dans son travail de contacts et Saad Dahlab dans le contrôle d'El-Moudjahid.
    Avant de se séparer, on décida d'interrompre l'opération «Oiseau bleu» qui, depuis le gouvernement de Soustelle, continuait sous Lacoste d'armer les Kabyles de Grande Kabylie. Mohammedi Saïd, Amirouche et Krim eurent beau assurer que «tout allait comme sur des roulettes», Ouamrane leur prédit que ça n'allait pas durer.
    « C'est jouer avec le feu, dit-il. Avec tant d'armes, tant d'argent, peut-on compter à ce point sur des hommes que nous ne pouvons pas, et pour cause, tenir régulièrement en main? En outre, quel exemple pour le peuple qui n'est pas dans le secret des dieux. Il voit qu'on combat chez moi à Bouzegza, que l'on combat dans le Constantinois, dans l'Aurès, et qu'en Grande Kabylie on semble pactiser avec les Français.»
    Ce dernier argument porta. L'opération «Oiseau bleu» était terminée. Ouamrane, dont tous les avis avaient été jusque-là contrés, avait enfin remporté sa victoire!
    On décida encore, devant l'énigme que constituait l'absence des représentants de l'Aurès, d'envoyer une commission d'enquête en wilaya 1. Abane avait fini par se rallier à l'avis de Zighout. Si Ben Boulaïd était mort, la wilaya 1 présentait un réel danger si elle n'était pas reprise en main. A l'unanimité, Zighout fut désigné pour enquêter sur la mort de Ben Boulaïd et reprendre -aidé par Amirouche- la zone en main. Dans l'esprit de chacun -si Ben Boulaïd était mort- ce serait à Zighout de diriger la wilaya de l'Aurès. Ben Tobbal le remplacerait à la tête de la wilaya 2.
    Le 10 septembre, à la tombée de la nuit, les treize responsables rejoignirent leurs wilayas. Les membres du tout nouveau C.C.E. avaient hâte de regagner Alger qu'ils avaient quitté en pleine agitation. Maintenant que le congrès de la Soummam avait entériné la supériorité des chefs de l'intérieur et la prédominance de l'action politique -réduisant à néant les ambitions de Ben Bella-, il s'agissait de montrer à présent ce que cette direction unifiée savait faire.
    L'heure des chefs historiques était passée. La révolution entrait maintenant dans une nouvelle phase.

     

    Voir aussi:

    Congrès de la Soummam, secrets d'une plate-forme révolutionaire 1/2
    Voir le texte abrège de la plate-forme du congrès de la Soummam.
    Voir les noms des membres du C.N.R.A et du C.C.E.


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  • Commentaires

    1
    massyl Profil de massyl
    Mercredi 23 Mai 2012 à 16:20

    Dan ce dialogue, il y a beaucoup  d'imagination... c'est un peu de de l'histoire fiction!

    Pourquoi  c'est Zighout qui dérigerait la Wilaya I ? C'est encore une  atteite à tous les grands militants du mouvement national, tels Abbès Laghrour , Adjel Adjoul et beaucoup de cadres de grandes valeurs. Comme si les dirigeants des Aurès étaient incapables de se prendre en charge. C 'est triste et grave d'écrire des choses ausi insensées!

    ces textes sont ils écrit par des auteurs français ?

    2
    Mercredi 23 Mai 2012 à 17:31

    Depuis la mort de Ben Boulaïd "Rahimahou Allah", et l'acharnement de l'armée française sur les Aurès... au moment même ou dans le Constantinois on organise l'insurection "20 Aout 1955" et en plein calme "soudin" en Kabylie "qui a pour explication l'enclanchement de l'opération Oiseau Bleu" l'Aurès a belle et bien entré en (conflit) pour mieu comprendre la nature de ce dernier je vous conceil vivement de vous faire une idéé en cherchant dans nos archives "l'article qui parle de la composition ethnique de cette région" notament les conflits éternels entre "Les Ouled Abdi" "Les Touabas" je vous redis encore une fois, parlé de conflits entre frères d'arme ne reduit en rien leurs images ni leurs mémoire, c'étaient pas des anges c'étaient des hommes comme vous et moi... Si je parle de Zigout, c'est car il était le seul a etre entrès en contact avec la WilayaI et c'est pour quoi il était le seul a savoir que Ben Boulaid était mort, Abbes Laghour, Adjel Adjoul et n'oublions pas Chihani Bachir étaient tous des hommes de guerre tous dévoué a la cause national, si il y'a eu entre eux des mésantante celà ne doit pas etre pris sur le dévoument!!

    3
    massyl1
    Mercredi 23 Mai 2012 à 21:28

    Je sais qu'ils nétaient pas des  anges nos maquisards, mais rédure cette  Wilaya I qui était la plus organisée, celle qui supporté pendant plus d'un an l'armadat de l'armée française aidé de l'OTAN à un lieu de désordre n'est pas juste, c'est même une agression, contre sa mémoire, cette  wilaya fut un lieu, une école pour tous les dirigeants de l'OS particulièrement Zighout , Ben tobal, bitat , benouda....etc

    Des mésantentes: il y eu dans toutes les wilaya, des liquidation: ont eu lieu dans toutes les  wilaya. le tribalisme existe dans toute les wilaya... le réduire simplement   à cette région comme voulait le faire la france au moment du déclanchement de la révolution est une ''malhonneteté'' de la part des historiens particulièrement nationaux.

    ''composition éthnique'' je n'aime pas trop ce mot: ''éthnie''

    C'est une wilaya qui était parfaitement organisée même avec l'absence de Ben Boulaid malgé les diffrents conflits locaux(tribalisme que aime le dire les historiens). Les plus préstigieux officiers de l'armée coloniale le reconnaissent. C'est une wilaya  qui a eu beaucoup de sacrifice(qui fut victime de liquidation sans précedent), particulièrement ses cadres les plus préstigieux: Adjoul; Laghrour; Chriet Lazhar; houha belaid; Mentouri mahmoud; ait zaouche; aouchria; Laamouri, nouaoura ... la liste est longue beaucoup de ses hommes combattants furent des étudiants qui venaient d'europe, ou de l'orient... Ils furent liquidés parceque ils étaient des hommes qui pensaient qui avaient un idéal...

    C'est une très bonne chose de discuter''bloguer' et donner chacun son point de vu ! je ne détiens pas la vérité ( personne dailleirs) tout ce que j'écris  et j'avance est le résultat de mes differentes lectures.

    4
    Djemaâ
    Vendredi 25 Mai 2012 à 09:12

     

    Bonjour à toutes et tous,

     

    Au moment où les nouveaux-colonialistes sont en marche pour faire connaître à l’Algérie le sort de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Lybie, etc.… Des Algériens tombent dans le piège en écrivant sur leur Histoire selon la version de l’historien de service des multinationales, selon une version qui n’est que révisionnisme, manipulation et propagande. Cet historien réécrit notre Histoire et endort nos mémoires pour cacher la responsabilité de sa communauté dans l’invasion en 1830, la colonisation et l’exploitation des Algériens durant 132 ans !!! Le sort des Algériens n’avait rien à envier à celui des Palestiniens et pour s’en convaincre, en cas d’oubli ou de méconnaissance, un rapide parcours dans le site : http://aureschaouia.free.fr  donnera des images sur les formes de « civilisation et de progrès » du peuple algérien durant 132 ans. Bien sûr,  il y avait les relais du pouvoir colonial qui vivaient correctement mais ils demeuraient, malgré leur nationalité française, des « indigènes » destinés à servir de caution à ce pouvoir immonde. Ces relais fonctionnaient comme  celles et ceux d’aujourd’hui qui vendent leurs âmes pour servir d’adjoints au nouveaux colons qui veulent nous faire croire que nous « étions 3 communautés vivant côte à côte » oubliant de préciser qu’il y avait des colonisateurs et des colonisés : les uns citoyens de plein droit et les autres « indigènes » sans citoyenneté et droits dans leur propre pays !!!!

     

    S’agissant de la WI et de ses combattants, Bigeard, qui n’était pas l’ami des Aurèsiens, en parle dans le livre de ses mémoires mieux que ceux qui étaient planqués et qui justifient leur manque de courage par des falsifications historiques. On peut citre quelques livres, parmi des milliers d’autres, pour apprendre quelques faits : celui de Mohamed Larbi Madaci « Les Tamiseurs de sable », celui de Abderrezak Bouhara « les viviers de la libération » (même s’il cache certains secrets trop lourds à étaler), les 2 livres sont publiés en Algérie. Consulter aussi celui de Mohamed Harbi « les archives de la Révolution » (publié en ce moment en Algérie » et pour comprendre scientifiquement les raisons du déclenchement du  20 août 1955 l’ouvrage de Claire Mauss-Copeaux « Algérie, 20 août 1955, insurrection, répression, massacre » Payot, 2011.

     

    Pour finir qui peut nous expliquer pourquoi selon Stora « Abane Ramdane a préparé la trêve civile avec Camus » pourtant nous savons qu’à la même époque l’armée française augmentait ses effectifs et ses massacres, il est vrai dans la WI « qui a porté les combats de 1954 à 1956, pour permettre aux autres régions de s’organiser militairement » comme l’a redit le Commandant Azzedine le 11 mars 2012 à Paris.

     

    Avant de parler de faits il faut d’abord les étudier surtout lorsqu’il s’agit de la Révolution algérienne et plus précisément au moment où les agents,  y compris « intellectuels », des multinationales sont à l’œuvre pour nous faire avaler leurs sauces nauséabondes afin de nous endormir ou nous rallier à leurs projets qui ne sont pas dans l’intérêt du peuple algérien !!!!

     

    5
    massyl Profil de massyl
    Lundi 22 Octobre 2012 à 21:49

    Dans Aurès il n y avait pas que Ben Boulaid , réduire les  Aurès à la personalité de Ben Boulaid  est un grave mépris aux valeureux dirigeants : Adjoul; Laghrour; Chihani; Belaggoune; Omar Ben Boulaid et beaucoup d'autres. C'est vraiment du n'importe quoi! Les Aurès ont connu une période glorieuse en l'absence de Ben Boulaid, dans tous les plans. Lisez les grandes batailles livrées; l'extraordinaire organisation et cela bien avant la Soummam. Ce type de reflextion est diffusé et amplifiée par tout un courant, dans le but est de masquer les dépassements et parfois des "crimes" initiés depuis le congrès de la Soummam. Soyens sérieux. Tout cela n'enlève rien à la personalité de Ben Boulaid et  son role d'unificateur et de rassembleur  pas seulement des tribus des Aurès mais des régions de l'Algérie. Souvenez vous de son role pour faire participer les dirigeants Kabyles au déclanchement de la révolution.

    6
    Mardi 23 Octobre 2012 à 11:00

    Nous sommes en phase de lancer une compagne pour faire connaitre tous ces valeureux guerriers que tu viens de cité Massyl, je commence cette semaine avec Abbes Laghrour...

    7
    Mardi 23 Octobre 2012 à 11:05

    Mr. Djemaâ, merci beaucoups pour votre intervention!!

    8
    sadeg
    Lundi 9 Décembre 2013 à 21:04

    pour le cas de Sadek membre suppléant au congrès, il s'agit du véritable nom de SADEK Rabah mort sous les tortures des Paras en 1957 (fév) et porté disparu. Il était élève de Ben Badis et chef Alger 3 (ZAA)Le Président Ben Khedda a précisé que Sadek n'a jamais été identifié (chose normale il n'est plus là pour se présenter. Il ne s'agit en cas du colonel Déhiles slimane qui porte le même pseudo, et qui n'a jamais assisté au congrès rapporté par Mr. Benkhedda. Beaucoup de nos héros n'ont jamais été évoqués par leurs compagnons vivants.

    9
    gabyle
    Mardi 3 Juin 2014 à 19:23
    le vrai père, le vrai architecte du congrès de la Soummam le grand moudjahid le grand zaim Mohamed Larbi Ben mhidi (Zapata). Sans le zaim larbiBen mhidi le congrès de la Soummam n'aurait pas réussi et Abbane Ramdane n'aurait pu faire triomphé ses thèses. la falsification de l'histoire ne profitera qu'a de tristes personnages embusqués comme toujours l'ont été.
    10
    aghilas-kosseila
    Mercredi 27 Août 2014 à 17:16

    azul fellawen,

    @ gabayle, massyl ;

    arretons de falsifier l'histoire. l'archetecte du congrés de soummman est bel etbb bien abane et les autres.. qui etaient  au maquis en 1945. apres la revolte kayle de 08 mai 1945.

    -quant a notre  benmhidi a regagné le maquis par les sollicitations de DIDOUCHE MOURADE par l'internediaire d'un tailleur biskri connu. pour cacher les armes ramenées de lybie dans les montagnes...alors dites la verite,rendre a cesar ce qui appartient a cesar...

    -en verite il ya trop de mythe autour des AURES...!

    -encore les veritables organisateurs des AURES s'etait  YOUCEF YAALAOUI EN POLITIQUE et le COLONEL AMIROUCHE SUR LE PLAN SECURITAIRE,AVAIT MIS FIN A L'ANARCHIE QUI REGNAIT SUR CETTE REGION SANS OULIER ZIGOUT YOUCEF SANHADJI 5SANHADJA).

    -un jour ces legendes,ces mytes seront démysthefiés!

    al-aassabya  ( taghanent ) ne nous grandit pas...!

    tanmirt ar timlillit.

    11
    massyl1
    Jeudi 28 Août 2014 à 18:15

    On vous  remercie  messieurs les Kabyles pour  tous les  sacrifices consentis, le  reste  des algériens n'est qu'un ensemble de"populade"  qui attendait  tranquillement l’indépendance.

    Je  sais pas si vous connaissez  l'histoire de l'ensemble des éléments du corps humain qui se disputait pour élire un chef: le cerveau; les yeux ; le coeur....  se prenaient pour les meilleurs candidats ...un membre du corps humain qui voulait se presenter est méprisé  par tout les autres  il  a fait  greve.... tout le monde le supplier pour qu'il soit le chef:quel est ce membre?

    12
    raspoutine2641
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 19:30

    Allah yarhem Echouhada ...

    Des conflits , il y en a eu un peu partout alors que dire de la grande " fitna" entre "souhaba" .Des conflits pas obligatoirement pour des ambitions personnelles ou tribales mais à cause de point de vues differents , et c'etait une periode difficile chacun soupçonnait l'autre (bleuite de Amirouche par exemple...- Complot des colonels... ) .

    Mais pour nous generation de l'Algerie libre , il nous faut connaitre notre histoire et avec ce pouvoir qui reste indifferent à ses réalités , chacun a ses sources ..

     la wilaya 1 est la plus importante et c'est pourquoi c'est la 1 ... quand Ben mhidi avait 2 armes dans l'oranie , la 1 avait plus que 300 (le 1 novembre)... Mais elle a connu une periode agitée dés l'arrestation de Benboulaid ...mort de Chihani , celle de Laghrour ...

    Mais connaitre ou dire tout cela n'est en aucun cas une atteinte à ses braves hommes , ni à leurs  memoires... 

    Le veritable responsables est ahmed Ben chrif le DAF (le ......) qui assassine lachement des colonels aprés le avoir pisser dessus... Yacef  qui balance la pointe (et se crois chef de la ZAA) Ben bella qui complote pour etre president... et la liste est longue.

     

    13
    raspoutine2641
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 20:00

    Quand à ceux qui ose parler de Ben m'hidi il faut qu'il disent la verité aussi , est que c'est lui qui a présidé le congrès et non Abane et que c'est grace au poid de ben mhidi que le projet a abouti ...

    Un guerrier ne peu être jugé selon son ancienneté (si non Amirouche n'est pas de 1re heure , ni Abane qui était en prison...) si c'est grâce à didouche que ben mhidi à rejoint le maquis c'est pas (Aib) ...

    Et si c'est à cause d'erreurs commises (il suffit de voir la bleuite (affaire roza) et les milliers de valeureux guerriers liquidés) et pourtant ne dit du mal de Amirouche ...rabi yarhmou 

    Le guerrier est valorisé par son courage , son devouement ... et il suffit pour cela de voir sur YOUTUBE le temoignage de BIGEARD  sur Ben M'hidi 

    et cette histoire de Kabyle Chaoui et autre ... est un peu ... je pense que les kabyles (bien que j'en sois un ) n ont pas exporté des moudjahidines sur tout le pays ... Et bien Messali et le MNA soit contre le FLN , il faut aussi reconnaitre qu'il est le pere du PPA , fondateur de l'OS,  et que tout ces braves dont on parle etaient du PPA et de l'OS et lui n'est pas kabyle...et ces chefs kabyles dont on parle l'ont suivi sans avoir la pensée que nous adoptons maintenant 

    Et c'est grace à ses bettises que ben belle / Boumediene ont pu faufiler les rangs et arraché le pouvoir au peuple en 62 et que cet instant meme d'autre le font ...

    Si vraiment on voulait le bien du pays c'est contre ces gens qu'il faut se battre et non contre un inconnu sur un forum et pour dire que les kabyles ont fait tel et tel ... et s'il ont fait c'est pour tout un pays , et non une region , une langue ...

     

     

    14
    raspoutine2641
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 20:33

    De là à entendre le fils Amirouche (hacha le pere ) dire que SI EL HAOUAS est mort ghalta (par erreur) et qu'on voulait juste la tete de Amirouche , là c'est une atteinte à la memoire de l'Haouesse ...

    Vouloir se servir de la memoire de ses braves pour des ambitions politiques du MAK , est......

    15
    Koutami
    Jeudi 12 Novembre 2015 à 11:56

    Il est insinué dans ce texte qu'Ouamrane a assisté à la réunion des "22" qui ont décidé de lancer la lutte armée. Ceci est faux car il n'y était pas. Par ailleurs,
    Il est dit aussi que ce congrès a réuni 16 cadres , or voici les noms des congressistes qui n'étaient que 6 à discuter de la plate-forme établie à Alger:

    Le Congrès se réunit à Ifri-Ighzer Amokrane, sur la rive gauche de la Soummam, à quelques kilomètres d’Akbou, le 20 août 1956. Le procès-verbal de la première séance donne la liste des présents. «Les membres présents étaient :

    - BEN M’HIDI, représentant de l’Oranie (président de Séance),-
    -ABBANE, (secrétaire de séance)
    -OUAMRANE, représentant de l’Algérois,
    -KRIM, représentant de la Kabylie,-
    -ZIGHOUD, représentant du Nord-constantinois
    -BENTOBBAL,adjoint de Zighoud.

    Membres absents :
    - BEN BOULAID, représentant des Aurès-Nemenchas,
    - SI CHERIF, représentant du Sud

    16
    mehenna ouchaou
    Dimanche 31 Juillet 2016 à 10:01

    ngrés de la soumam

    17
    mehenna ouchaou
    Dimanche 31 Juillet 2016 à 10:01

    congrés de la soumam  tenue a ouzelaguen  

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