• CHIHANI Bachir, dit Si Messaoud (1929-1955)

    CHIHANI Bachir, dit Si Messaoud (1929-1955)

    Dirigeant de la wilaya des Aurès (1955).

    Surnommé par les colonisateurs "Le Rebel au beau visage" et "Si Messaoud" par ses frères d'armes, Chihani Bachir est né le 22 avril 1929 au Khroub (Constantine), il est remarqué très tôt pour son intelligence exceptionnellement précoce et eut une jeunesse studieuse. Durant une partie de sa scolarité, il vivra dans le foyer de l’Imam Ben Badis. Il rejoint le M.T.L.D. en 1946. Il est d’abord responsable de la section d’El Khroub puis de la daïra du M.T.L.D. en 1952.Durant sa vie militante, il sillonnera les villes de Constantine, Téléghma, Batna, Khenchela, Aflou et Béchar.

    Présent au Congrès des centralistes tenu à Alger en août 1954, avec Abbès Laghrour, il plaide, en vain, pour le recours à la lutte armée. Membre de la tendance activiste qui prépare le 1er novembre 1954, il fera de la caserne militaire française de Téléghma, grâce à des complicités familiales, un véritable quartier général, pour la recherche des armes tout en nouant des relations solides avec les combattants youssefistes à la frontière algéro-tunisienne.

    Le 1er novembre 1954, il est le principal adjoint de Ben Boulaïd dans les Aurès et lui succède dès son arrestation le 12 février 1955 à la frontière libyenne.

    Il étend la lutte des Nememchas au Souf, à la région de Souk-Ahras et prend contact avec des militants du P.C.A. par l’intermédiaire de Abdelhamid Benzine avec qui il a milité en 1945.

    Avec les autres dirigeants -Meddour Azoui, Mostefa Boucetta- il a fait échec aux plans des généraux Parlange et Ducourneau qui voulaient étouffer les maquis de l’A.L.N. dans les Aurès.

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  • Hommage à Abbas Laghrour

    Hommage à Abbes Laghrour


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  • Ben M'hidiL’arrestation de Larbi Ben M’Hidi, l’un des six Fils de la Toussaint qui avaient donné le coup d’envoi de la révolution le 1er novembre 1954, eut un retentissement extraordinaire. Les paras étaient parvenus à la tête de l’organisation rebelle.

    Ben M’Hidi et Hamida furent présentés à la presse dans la villa d’Hydra, P.C. de Bigeard. Ben M’Hidi avait les poignets et les chevilles entravés par des menottes alors que Hamida avait la liberté de ses mouvements. Celui que Bigeard appelait à juste raison « l’âme de la révolution » avait promis à ses gardiens de s’échapper à la première occasion. Un petit sourire flottait sur son visage. Les deux hommes furent livrés pendant cinq minutes aux flashes des photographes, puis regagnèrent leurs cellules.

    Depuis qu’il s’était lancé à fond dans la « bataille d’Alger », Bigeard avait réuni tous les renseignements possibles sur les chefs du C.C.E. Il connaissait la ruse et le courage de «l’ancêtre des maquisards» Krim Belkacem, la culture et la sagesse du pharmacien Ben Khedda, l’habileté de Saad Dahlab. Mais il était fasciné par la personnalité des deux «politiques»: Abane et Ben M’Hidi. Les papiers saisis, les renseignements fournis au cours d’interrogatoires lui avaient permis de se faire une idée d’Abane, violent, coléreux mais organisateur politique hors de pair. Mais c’est Ben M’Hidi qui l’intéressait le plus. Il retrouvait dans ce qu’on lui disait de ce jeune chef toutes les qualités, tout l’idéalisme, toute la «vertu» qu’il avait trouvés chez celui devant lequel -à l’autre bout du monde- il avait dû s’incliner: Hô Chi Minh.

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  • AUTOPSIE D'UNE GUERRE (L'AURORE) - de M. FERHAT ABBAS.Exclusivités http://algerie.eklablog.fr/: Pour la première fois en ligne Lisez AUTOPSIE D'UNE GUERRE (L'AURORE) - de M. FERHAT ABBAS.

    Les coups de feu, tirés ce Ier novembre, avaient surtout pour but de sonner ralarme, de réveiller le pays de sa torpeur et de provoquer rélan voulu d’engagement et de solidarité. Les responsables du CRUA étaient alors connus. Malheureusement pour les générations actuelles ils ne sont plus que des noms sans résonance.
    Pourtant, par leur initiative et leur foi, ces hommes ont forcé le destin. Ils avaient derrière eux plusieurs années de vie dans la clandestinité. Traqués par les autorités françaises, ils connurent
    la faim, le froid, les angoisses et la peur.
    Il convient à ceux qui profitent de l'Indépendance, à la jeunesse montante, aux cadres de demain, de retenir leurs noms avant d’applaudir les hommes en place. Il est plus méritoire de se souvenir que de jouir du présent.

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  • L'affaire Fernand YevetonYahia Briki et Abdelkader Guerroudj, avaient remis « Betty » à Fernand Yveton, tourneur sur métaux à l’usine à gaz d’Alger. Tous trois étaient des militants communistes intégrés aux réseaux terroristes F.L.N. de la capitale.
    C’est Benaceur Toufik qui dirigeait ce réseau «bombes » groupant des Européens et des Algériens. La bombe «Betty» que Briki et Guerroudj venaient de remettre à Yveton était du même type que celles de la Cafétéria et du Milk Bar et sortait du laboratoire de l’impasse de la Grenade. Depuis les explosions du 30 septembre et du 12 novembre qui avaient blessé trente-six personnes, mais surtout depuis l’arrestation du Dr. Timsit et la révélation de la participation d’Européens communistes aux réseaux terroristes, chacun ouvrait l’œil sur son voisin. Pour introduire une bombe à l’E.G.A., Fernand Yveton avait dû depuis quinze jours habituer ses compagnons de travail à le voir entrer dans le vestiaire et l’atelier avec un sac de plage dans lequel il avait placé un bleu de travail.

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