• Aurès, 1er novembre 1954

    Ouanassa Siari Tengour

    Arris, Novembre 1954

    Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, l'Aurès entre en guerre sous la direction de Mostefa Ben Boulaïd, au nom du Front de libération nationale, un groupement politique fraîchement créé par des militants du PPA-MTLD et dont le premier texte appelait le peuple algérien à prendre les armes pour mettre fin au système colonial français. Les attaques et actes de sabotage qui ont visé des casernes à Batna et Khenchela, le poste de police de Biskra, des installations électriques, des ponts ont provoqué la mort de trois soldats. Dans la matinée du 1er novembre, l'attaque du car qui assurait la liaison entre Arris et Biskra par un groupe de maquisards dirigé par Mohamed Sbaïhi dans les gorges de Tighnimine fait deux morts : le caïd Hadj Sadok et l'instituteur Guy Monnerot, dont l'épouse est blessée. Ce drame, que Mostefa Ben Boulaid à condamné, a longtemps plané sur la compréhension de la «guerre qui commence en Algérie» ce 1er novembre.

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  • Les pays arabes et l'indépendance algérienne, 1945-1962

    Par,  Samya El-Mechat

    Les pays arabes et l'indépendance algérienne, 1945-1962 - Par Samya El-Mechat

    L'affluence entre 1945 et 1954 des nationalistes nord-africains au Caire ne devait rien au hasard. Tous voyaient dans la Ligue arabe, créée en mars 1945, le symbole de l'unité arabe en marche et le moyen de mobiliser les forces du panarabisme contre le colonialisme. La rhétorique panarabe de la Ligue et des dirigeants arabes, notamment de Gamal Abdel Nasser après 1954, exaltant le sentiment unitaire, en avait révélé la puissance et servi de catalyseur. L'engagement de leurs pays, en faveur notamment de l'indépendance de l'Algérie, la solidarité active manifestée par l'Égypte, la Tunisie et le Maroc avaient nourri de grandes espérances.

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  • BEN BOULAID Mostefa (1917-1956)

    BEN BOULAID Mostefa (1917-1956)

    Dirigeant de la Wilaya 1 (1954-1956)

    Fils de Ahmed Ben Ammar et de Aïcha Aberkane, né le 5 février 1917 à Inerkeb, près d’Arris dans les Aurès, au sein d’une famille de petits propriétaires fonciers et de commerçants.

    Il succède à son père et devient meunier de profession. En 1937, il émigre en France, à Ville Rupt en Meurthe et Moselle où il devient syndicaliste et revient au pays au mois d’avril 1938.1

    Mobilisé en 1939, il fait la guerre dans l’armée française, est réformé pour blessure en 1942, il sera remobilisé en 1943-1944 à Khenchela, ou pendant la campagne d'Italie, il se distingue par son courage et sa bravoure, ce qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre.

    Adjudant, rendu à la vie civile, il devient président de la corporation des marchands de tissus de l’Aurès. A la même époque, il obtient une licence pour exploiter une ligne de cars entre Arris et Batna.2

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  • ADJEL-ADJOUL Ben Abdelhafid (1922-1992)

    ADJEL-ADJOUL Ben Abdelhafid (1922-1992)

    Dirigeant de la wilaya I (1955).

    Né en 1922 au douar Kimmel situé près d’Arris dans les Aurès, Adjel-Adjoul est le fils d’un propriétaire de terres labourables et de forêts qui passe pour être un des plus riches de son secteur. De tous les hommes de sa famille, il est le seul à avoir fait son service militaire. Il ne parle pas alors le français, n’ayant jamais été qu’à l’école coranique.

    Il adhère au P.P.A.- M.T.L.D. en 1951 et fait de Kimmel un douar acquis largement aux idées du nationalisme.

    En août 1951, à la suite de la découverte de l’O.S., Adjel-Adjoul s’en­fuit à Constantine et reprend ses activités politiques en 1953 sous la direction de Bachir Chihani, alors responsable régional.

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  • LAGHROUR Abbès (1926-1957)

    LAGHROUR Abbès (1926-1957)

    Dirigeant de la wilaya I (1956)

    Né le 23 juin 1926 au douar N’Sigha (Khenchela), fils de Mohamed Benamar et de Laâtra Litim, Abbès Laghrour fait l’école coranique et l’école primaire avant de travailler comme cuisinier chez le commandant mili­taire de la ville de Khenchela qui, mis au courant des activités nationalistes du jeune homme, décide de s’en séparer. Pour survivre, il sera marchand de fruits et légumes.

    Il est responsable du M.T.L.D, de cette ville en 1953. Dans la crise qui secoue le Parti nationaliste de Messali Hadj, il suit la position de M. Ben Boulaid, participe au congrès des centralistes le 15 août 1954 à Alger où il prône la lutte armée, se rallie au « groupe des 22 » et devient responsable du commando de Khenchela qui démarre l’in­surrection du 1er novembre 1954.

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